La marque du Phénix

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La marque du Phénix

Message par Falkhen le Mer 11 Déc - 20:01

Une petite sieste.

De l'eau jusqu'aux genoux, Desmee traversait le petit bras de mer qui séparait la côte de l'îlot de sable sur lequel nous venions d'admirer le levé du soleil. Je souriais tout en la regardant s'éloigner doucement, avec précautions. Elle avait posé une main protectrice sur son précieux journal, probablement pour être sûr qu'il ne tomberait à l'eau sous aucun prétexte. Je savais depuis longtemps à quel point elle tenait à ce livre, et désormais j'en connaissais la raison. Desmee n'était pas du genre à parler d'elle. J'avais remarqué qu'elle préférait de loin laisser parler les autres, pour parfois noter quelques lignes dans son journal. C'est pourquoi je me sentais comme privilégié d'avoir pu l'entendre me confier quelques uns de ses secrets. Et j'en souriais de plus bel !
Elle était comme moi, elle me comprenait... Je trouvais ça à la fois triste et réconfortant. Mais de toutes façons, je devais bien me l'avouer, même s'il en avait été autrement, cela n'aurait rien changé à la nature de mes sentiments pour elle.

Oui, mon rêve avait changé.
Il y avait encore peu de temps, j'aurais tout donné pour retrouver mon passé. Pour savoir qui j'étais, quelle avait été ma vie, qui avaient été mes amis et ma famille... Qui m'avait aimé et qui j'avais aimé... Ce fameux Kalten, même si son histoire était rocambolesque, avait soulevé des questions et créé des espérances que j'avais eu du mal à gérer.
Mais j'avais rencontré d'autres personnes, avec leur vie, leurs rires et leurs souffrances... Et elle, surtout...
Désormais, c'était mon avenir qui m'importait. Et s'il y avait moyen de le passer aux côtés de Desmee, je ne devais pas laisser passer cette chance.

Machinalement, la tête remplie de rêves d'un futur paisible et joyeux, je retournais près du palmier où j'avais laissé mon armure sécher au soleil. Elle était encore un peu humide mais, au moins, elle ne sentait plus l'haleine de morbol. Je décidais d'attendre encore un peu avant de rentrer à Ul'Dha, en espérant que le soleil de la Costa Del Sol finisse de sécher mes protections. Je m'appuyais contre l'arbre. Une petite sieste ne pourrait pas me faire de mal, après le mal qu'on s'était donné au Val D'Aurum. Je profitais de la brise tiède et me laissais bercer par le bruit des vagues sur le sable. Il ne me fallu pas longtemps pour tomber dans un sommeil profond.

C'est alors qu'une petite voix me chuchota quelques mots. Une petite voix que j'avais déjà entendu, quelques mois auparavant... Celle là même qui m'avait rappelé mon nom alors que je gisais sur le sable d'une petite plage du Thanalan, complètement amnésique.

"Le temps a passé... Mais tu es enfin prêt... Il est l'heure pour toi de commencer à te souvenir..."
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Re: La marque du Phénix

Message par Falkhen le Jeu 12 Déc - 19:28

Rêve ou souvenir ?

Je me réveillais en sursaut, persuadé d'avoir entendu quelqu'un me parler. Mais je fus déstabilisé par ce que je vis, car justement, je ne vis rien. Tout était noir. Pas d'océan, pas de plage, pas de palmier, pas de soleil, de lune ou d'étoile. Il n'y avait que le noir, partout. Même les sons avaient disparu. Et, comme pour me faire paniquer définitivement, je ne sentais plus le sol sous mes pieds. J'avais l'impression de flotter dans le vide total.

"Ne t'inquiète pas, tu ne risques rien ici. Tu es bel et bien en train de dormir sur la plage..."
La voix était cristalline, féminine. Elle semblait s'imposer à moi, un peu à la manière d'une pensée.
-"Qui est là ?"
"Tu ne te souviens pas, évidemment... Je suis à la fois une partie de toi, et une infime partie d'un tout dont tu ne peux imaginer le pouvoir. Tu comprendras quand tu auras retrouvé la mémoire. Pour le moment, il faudra que tu te contentes de ça."
-"... , et on est où là ? Suis-je en train de rêver ?"
"Tu peux en effet considérer que c'est un de tes rêves, si ça peut t'aider. En fait, c'est tout comme. Nous sommes dans... tes souvenirs."
-"Mes souvenirs ? Ca explique pourquoi c'est vide..."
"Vide ? Bien sûr que non. Tes souvenirs sont tous là. J'ai du te les cacher, voilà tout."
-"Quoi ? C'est toi qui est responsable de mon amnésie ?"
"En effet. C'était nécessaire. Il faut que tu comprennes une chose. Tu aimais profondément l'endroit d'où tu viens. Mais pour sauver ceux que tu aimes, tu as fait un choix. Le prix était de disparaître de leur vie. Et tu l'as payé en connaissance de cause."
-" ... "
"C'est la raison pour laquelle je t'ai caché tes souvenirs. Tu devais commencer une nouvelle vie, repartir à zéro, et créer de nouveaux liens dans ce monde que je t'ai choisi, pour ne pas regretter ceux que tu as rompu de ton propre chef."
-"Bon... Admettons que je ne suis pas dingue, que Kalten ne disait pas de bêtises et que je suis réellement en train de discuter avec toi... ou avec moi... j'en sais rien... Bref, que faisons nous ici ?"
"Comme je te l'ai dit, tu as enfin renoncé à ton passé. Je le sais car tu le sais au plus profond de toi. Désormais, c'est l'avenir qui t'intéresse. Tu es donc enfin prêt pour te souvenir. Ton amnésie était nécessaire pour en arriver là, mais elle te rend incomplet. tu dois redevenir toi pour pouvoir de nouveau accéder au pouvoir de la marque quand il sera temps."

J'avais l'impression de faire un rêve éveillé. Ce genre de rêve qui semble si réel que, lorsqu'on se réveille, on se demande si on a vraiment tout imaginé.

"Tu doutes. C'est logique. Les réponses viendront avec le temps, au fur et à mesure que tu te rappelleras. Il est temps de te montrer ton premier souvenir... L'un de ceux auxquels tu tenais le plus."

A peine eu-t-elle terminée sa phrase que, tout autour de moi, la lumière éclata, éblouissante. Le vent, inexistant jusqu'à présent, vint ébouriffer mes cheveux dans une danse étrange. Un soleil de fin d'après-midi vint inonder de couleur le cirque rocheux entouré de falaises où je venais de poser le pied. J'étais estomaqué. Etait-ce de la magie ? En tout cas, c'était à la fois terrifiant et magnifique. Mais Je me forçais à garder mon calme et à rester attentif au moindre son et mouvement. Si tout ceci était vraiment un de mes souvenirs perdus, je ne voulais pas en rater une miette.
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Re: La marque du Phénix

Message par Falkhen le Ven 13 Déc - 17:49

Que cet instant dure éternellement...

La lumière se faisait crépusculaire tandis que le soleil descendait doucement derrière les hautes falaises rocheuses. Quelques courants d’air venaient soulever la poussière du sol, créant ainsi de multiples tourbillons dansant dans un balais éphémère. Un énorme lézard des roches mâchonnait avec nonchalance les feuilles d’une plante grasse, tout en gardant un œil sur un vers des sables insouciant qui pourrait faire office de plat de résistance copieux. Une multitude de grillons, réveillés par la fraîcheur du soir, jouaient de concert leur musique caractéristique. Tout... Les sons, les couleurs et les sensations... Tout me semblait si réel...

Soudain, la terre se mit à vibrer. Le lézard se tourna et perdit de vue le vers, qui en profita pour fuir dans les sous-sols. Les grillons, d’un commun accord, s’arrêtèrent tous de striduler en même temps. Non loin de là, un puis naturel se mit subitement à cracher un immense jet d’eau et de vapeur vers le ciel. Le geyser ne tarda pas à perdre de sa puissance, puis disparut aussi vite qu’il était venu.
Le calme revint. Le lézard reprit sa mastication sans se soucier de la disparition du vers. Un grillon, plus courageux que les autres, lança un « cri-cri » timide, et fut bientôt suivi par ses confrères, si bien que leur chant reprit de plus belle.

A quelques pas du trou d’où était sorti le geyser se tenait une lance. Planté jusqu’à mi-lame dans le sol, sa hampe servait de reposoir à un glaive à la lame étincelante ainsi qu’à deux petits bâtons de mage ornementés de runes complexes. Cet étrange totem semblait garder le campement de trois aventuriers qui se tenaient autour d’un feu crépitant.
L’un deux était un hyur blond. Ses yeux bleus aux reflets violets reflétaient les flammes du feu qu’il s’occupait à attiser grâce à une branche de bois mort. Parfois, il tournait la tête vers ses deux compagnons et souriait… Il était heureux d’être là avec eux .
Sur sa droite se tenait une lalafell dont la chevelure rousse était soigneusement coiffée. Elle tenait un morceau de bois qu’elle taillait avec dextérité grâce à une petite dague. Elle se concentrait tellement sur son ouvrage que cela provoquait chez elle une multitude de grimaces allant du froncement de sourcils au tirage de langue et cela ne manquait pas d’amuser le dernier individu de ce cercle d’aventurier lorsqu'il jetait un oeil sur elle.
C’était un lalafell blond aux cheveux courts. Il était allongé sur l’un de ses vêtements de voyage, occupé à contempler le ciel du soir. Il le scrutait avec attention, comme s'il cherchait quelque chose de bien précis.

Ma présence ne semblait pas le moins du monde les déranger. C'était mon souvenir, j'en étais donc le spectateur, invisible à leur yeux. Je n'en étais pas moins pétrifié en découvrant que le hyur blond n'était personne d'autre que moi...

-"J’espère que Myrald va réussir à attraper les lapins qu’il a vu tout à l’heure, je commence à avoir grand faim !", dit le lalafell blond, tout en mettant ses mains devant son ventre pour tenter de camoufler un gargouillement sourd.
Mon alter égo se mit à rire.
-"J’espère surtout qu’il trouvera plus d’un lapin, sinon nous n’aurons jamais assez à manger avec vos appétits !"
La lalafell rousse s’arrêta de sculpter son bout de bois pour mettre les mains sur les hanches.
-"T’exagère, Falkhen, je ne mange quand même pas autant qu’Orus !"
Ce dernier fit alors mine de se rebeller, sans pourtant réussir à cacher son sourire.
-"Dis moi, Nyrianne, qui a mangé tous les cynna-cookies sur le chemin qui nous a amené ici, hein ?"
La petite magicienne se mit à rougir.
-"C’est que la magie demande beaucoup d’énergie… et puis… c’est si bon" conclue t’elle en chuchotant, le sourire aux lèvres, comme un enfant qui sait qu’il se fera facilement pardonner.
Les trois aventuriers rigolaient de bon cœur quand un elezen au cheveux platine me passa à côté, presque en me frôlant.
-"Je vois que l’on s’amuse bien par ici ! Puis-je me joindre à vous ?"
-"Mais bien sûr, Myrald !" lui répondit mon jeune double tandis que Nyrianne et Orus applaudissaient à la vue des quatre lapins que le mage rouge avait attrapé.

Le gibier fut préparé, rôti puis engloutit en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Les quatre aventuriers avaient repris leurs discussions quand soudain, Orus, les yeux toujours tournés vers le ciel, s’écria :
-"Hey… HEY… Voilà la première étoile… Faut faire un vœu… vite, avant qu’une autre étoile n’arrive… Faites un vœu !"
Nyrianne sourit et répondit :
-"Et bien je souhaite qu’un jour, je puisse ouvrir une échoppe où on pourra venir acheter les plus beaux bijoux que l’on puisse trouver sur Vana’Diel !"
-"A moi, à moi !" Le lalafell blond gesticulait ! Probablement avait il peur qu’une deuxième étoile vienne l’empêcher de pouvoir dire son vœu. "Alors moi je souhaite que Myrald retrouve un jour sa mère et son frère qu’il cherche depuis si longtemps !" A ces mots, l'elezen sourit tendrement au petit être rempli de bontés qui se tenait en face de lui. "Ah et j’aimerais un bisou de Nyrianne aussi !" rajouta le lalafell en rougissant. L’intéressée, cramoisie, protesta devant ce double vœux tandis que Falkhen et Myrald riaient aux éclats.
-"A toi Myrald, c’est ton tour !" Dit Orus, à la fois curieux de connaître son vœu, et surtout désireux de ne pas s’attarder sur son dernier souhait.
-"Bien. Moi, je souhaite…" L’elezen marqua un temps d’arrêt… "Je souhaite pouvoir être là le jour où vous aurez vraiment besoin de moi !"
Tous sourirent devant ces bonnes paroles, puis silencieusement, se tournèrent vers le hyur.
-"Mon vœu va vous paraître bizarre, mais… je souhaite que cet instant dure éternellement…"
Tous firent silence après les paroles de Falkhen. Myrald et Nyrianne souriaient, comprenant le vœu du hyur, tandis que Orus se tenait le menton avec le pouce et l’index de sa main gauche faisant mine de réfléchir…
-"C’est pas un vœu facile ça… Les vœux difficiles prennent beaucoup de temps à se réaliser !"
Nyrianne se leva et vint déposer un tendre baisé sur la joue d’Orus. Celui-ci pris la couleur de la pivoine tandis que la lalafell, souriante, rajouta :
-"Peut être… mais tous les vœux finissent un jour ou l’autre par se réaliser… Il suffit d’y croire !"
-"Hey, regardez la haut !" lança Myrald, dont le sourire ne quittait plus le visage.
Je levais la tête, pour suivre leur regard...
Une minuscule étoile venait d’apparaître dans la voûte céleste aux côtés de celle vers laquelle ils avaient dicté leurs vœux.


Dernière édition par Falkhen le Jeu 24 Avr - 13:03, édité 1 fois
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Re: La marque du Phénix

Message par Falkhen le Mar 17 Déc - 0:22

Le tatouage.

Souvent, lorsqu'on se réveille tout de suite après avoir fait un rêve, nôtre esprit se débat dans un monde brumeux, suspendu quelque part entre la réalité et l'imaginaire. On s'attache alors à réfuter les situations que l'on a créé, afin de pouvoir reprendre pied dans un monde solide et concret.

Quand j'ouvris les yeux, juste après ce rêve, je fus d'autant plus mal à l'aise que mon esprit ne réfuta rien du tout. Devant moi, il y avait la mer. Je sentais l'écorce du palmier sur lequel je m'étais appuyé pour faire la sieste, et j'entendais les sons particuliers du village de la Costa del Sol, tout prêt de mon îlot. La réalité était là, il n'y avait pas de doute. Mais mon esprit refusait de cataloguer mon rêve dans la case "imaginaire". Une grande part de moi l'acceptait comme un souvenir. Un vrai souvenir bien réel. Orus, Nyrianne et Myrald. Je ne les avait pas découvert à l'instant. Je venais de les revoir, de me rappeler d'eux. Et cet endroit... Ces roches et ces geysers... Je connaissais aussi son nom.

-"Dangruf Wadi" murmurai-je.

Comment le savais-je ? C'était une question à laquelle je ne pouvais pas encore répondre. Peut être que revoir cette scène avait débloqué tous les souvenirs qui s'y attachaient. J'en étais à la fois excité et dubitatif. Et ce voeu que j'avais fait... "Que cet instant dure éternellement"... C'était exactement le même voeu que j'avais formulé à Desmee, alors que nous regardions le soleil se lever quelques heures plus tôt. Peut être que c'était ça, en fin de compte, qui avait fait resurgir ce souvenir à la surface.

C'est alors que je pensais à cette possibilité, que je me rendis compte que quelque chose était différent. Quelque chose de physique. Une sensation que je n'avais ressenti jusqu'à maintenant que lorsque je risquais ma vie au combat. Je levais ma main à hauteur de mes yeux et je vis distinctement une mince aura rouge orangée qui l'entourait.

En fait, après inspection, je comprenais qu'elle entourait mon corps tout entier. Le phénix était là... Je me mis torse nu et je me rapprochai de l'eau. Entre les remous de deux vaguelettes qui venaient lécher le sable, je pu enfin le voir dans mon reflet. L'image de l'oiseau de feu recouvrait mon dos. Deux personnes seulement l'avaient vu depuis ma perte de mémoire. Zekha, la femme qui m'avait recueilli sur la plage, et Rehyes, alors que celui ci avait provoqué son apparition en tentant d'accorder mon esprit au sien, grâce à une manipulation de l'ether. Quand à moi, c'était la première fois que je pouvais l'admirer. Il était magnifique. Ses couleurs étaient chatoyantes. Il semblait presque vivant.

J'aurais tellement aimé que Desmee puisse le voir. Depuis le temps que je lui rabâchais les oreilles avec mon histoire d'amnésie et de tatouage. Mais, alors que je me tordais le cou pour mieux le contempler, celui-ci devint pâle, ses traits se firent moins net, puis il commença à disparaître peu à peu.

La marque dans mon dos... La voix cristalline dans ma tête avant d'avoir pu assister au souvenir, et ce dernier si... réel...

Je commençais à me demander si Kalten n'étais pas le moins dingue de nous deux dans cette histoire, contre toute attente.
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Re: La marque du Phénix

Message par Falkhen le Dim 4 Mai - 21:12

La plume d'Iranh

Lentement, le temps avait suivi son cours.
Les premières minutes après mon réveil sur la plage de la Costa Del Sol, je me rappelais avoir ressenti une certaine joie. Mes souvenirs étaient là, quelque part dans ma tête. J'allais enfin pouvoir les retrouver tous, comprendre qui j'étais et peut être ce que je faisais en Eorzea.
Mais les minutes étaient devenues des heures, les heures des jours et les jours des semaines...
J'avais été naïf de penser que ma mémoire reviendrait si facilement. J'avais attendu, mais aucun autre souvenir n'était venu compléter celui de Dangruf Wadi. La frustration et la déception avaient pris la place de l'excitation.
Desmee pensait qu'il fallait une condition supplémentaire pour déclencher un souvenir. Elle avait peut être raison, mais quoi ?
Un mot, une image, une odeur ?

Tout en m'appuyant sur une vieille rambarde en bois, je soupirais. Le regard fixé sur les ruines de l'immense palais qui siégeait au milieu du lac d'airain, je réfléchissais. Ce casse-tête n'en finirait probablement jamais. Peut être que les chevaliers d'Althyk pourraient m'aider à trouver des réponses. Je soupçonnais Shalna, nôtre chef, d'avoir créé ce groupe en grande partie pour résoudre ses problèmes personnels. Malgré tout, elle m'avait assuré que cette compagnie libre avait pour but d'enquêter sur tout les mystères d'Eorzea, dont celui qui me préoccupait, alors j'avais accepté. A bien y réfléchir, je n'avais pas hésité une seule seconde pour les rejoindre quand j'avais vu que Desmee en faisait de même. Elle aurait rejoint une compagnie libre de cuisinier que je me serais probablement découvert une soudaine passion pour les casseroles...

Je souriait bêtement quand un grondement sourd interrompit le fil de mes pensées. Un orage se préparait en Haute-Noscea. De gros nuages noirs couvraient le ciel. Il ne pleuvait pas encore, mais j'étais prêt à parier que ça n'allait pas tarder. Je baissais les yeux sur l'objet coloré que je tenais dans ma main. C'était une plume d'oiseau rouge sombre. Je la faisais tourner entre mes doigts depuis que je m'étais appuyé contre cette rambarde du camps du lac d'airain. Les gens d'ici l'appelaient "la plume du Phénix". En fait, je m'étais renseigné à son sujet et j'avais appris que ce n'était qu'une simple plume d'oiseau qui avait reçu un enchantement puissant de guérison. Aucune chance qu'elle provienne de l'oiseau dont j'avais un tatouage dans le dos. Ce n'étais même pas un artefact si rare que ça, mais je pensais comprendre pourquoi Iranh me l'avait offerte il y avait de cela quelques jours.
Une nouvelle fois, je fis danser doucement la plume entre mes doigts.
C'est en la retrouvant dans mes affaires que j'avais repensé à mes souvenirs perdus. Pourquoi cette amnésie ? Pourquoi ce tatouage étrange dans mon dos ? Pourquoi moi ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi...
Je stoppais le mouvement de rotation de la plume dans ma main.
Quelque chose clochait.

Un nouveau grondement se fit entendre. Un grondement qui n'avait rien à voir avec le tonnerre. Je levais la tête mais je n'eu le temps que de voir une vague d'eau s'abattre sur moi. Trempé, je passais ma main sur mon visage pour écarter l'eau que j'avais dans les yeux. Lorsque que je pu les ouvrir de nouveau, je restai bouche bée. Un énorme bateau se trouvait devant moi. En guise de voiles, il était doté de plusieurs hélices qui tournaient encore. Le navire venait simplement... d'amerrir devant moi.
Je tournais la tête dans tous les sens, tentant de comprendre, de trouver des repères. Mais rien. Je devais me rendre à l'évidence. Je n'étais plus au bord du lac d'airain. Je n'étais même plus en Eorzea... Et cette fois, j'étais sûr que ce n'était pas un rêve.
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