Ji Liuh

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Ji Liuh

Message par Ji Liuh le Jeu 25 Déc - 0:20

Informations brèves et précises

Nom : Liuh Ji
Âge : 32 ans

Sexe : Masculin
Taille : 1m67

Profession : ancien alchimiste, apprenti élémentaliste
Origine : Ul'Dah
Résidence : Coerthas

Informations moins brèves (et non moins précises)

Historique (résumé)

Ji Liuh est un élémentaliste encore en formation depuis bientôt un an. Très théorique, il a du mal à progresser par excès de prudence. Il s'est installé à Gridania en commençant sa formation, ayant toujours vécu à Ul'Dah auparavant. Il y retourne tout de même de manière régulière pour régler divers ennuis que lui ont attiré sa famille. Et là, vous mettez le doigt dans un engrenage : la vie familiale de Liuh. Fils unique d'une famille de monétaristes embourgeoisée, il a été élevé dans une rigueur quasi militaire et le fait considéré comme un échec cuisant par son paternel.
En résulte une forme d'handicap social due à sa politesse parfois exagérée et l'absence totale d'expression de ses sentiments en présence d'étrangers et d'amis trop peu proches, qui peuvent vous portez à croire qu'il vous déteste ou vous ignore, alors même que ce n'est pas forcément le cas. Mais il essaie de s'améliorer, et c'est d'ailleurs pour ça qu'il s'est poussé à rejoindre les Chevaliers, pour sortir du carcan étouffant des soirées mondaines.

(Oui, c'est un vil copier/coller de ma présentation. J'ai honte, mais j'assume.)

Physique

Le jeune hyur a un physique plutôt efféminé et une allure jeune, du notamment à la longueur remarquable de ses cheveux bruns et épais mais également à sa carrure somme toute… légère, à son éternelle habitude de se raser de près et aux robes d'apprenti élémentaliste. Il n'est pas vraiment homme à faire des travaux manuels, en parfaite preuve ses mains fines et peu malmenées, portant cette même aura de propreté-non-je-toucherais-pas-ça que le reste. Malgré tout, il n'est pas maladroit, portant une attention particulière à la précision dans le geste, supportant assez mal les approximations.
Pour autant, en s'approchant, l'impression s'évapore rapidement, les discrètes marques annonciatrices des premières rides soulignant la fatigue visible dans son regard, celle induite par la droiture forcée depuis des années.
Peut-être, dans le même élan, verrez-vous la fine cicatrice parcourant son nez, mais vous seriez habile manipulateur si vous réussissez à lui soutirer l'anecdote la concernant.

Son attitude contredit totalement sa stature, exhalant l'hautain et le condescendant malgré ses efforts. Vous aurez beau le dépasser de trois têtes, il réussira tout de même pas un tour de force à vous regarder de haut

Considérations Hors-RP

Ji Liuh vient des idéogrammes chinois 激流 (jīliú) signifiant torrent. Pour couronner le manque d'imagination flagrant que je présente pour les noms, j'ai ajouté un h qui vient de mon personnage principal Luh (diminituf de Lupus) qui a parcourut la plupart des univers auxquels j'ai touché. (Oui, ça n'a aucun rapport avec ni intérêt pour son rp.)

Seconde anecdote inutile, instauration du « regard bibliothécaire », summum (selon mon point de vue) du côté hautain, méprisant et écrasant du personnage. Ce regard à travers des lunettes imposant la différence indéniable entre le pouvoir de celui qui sait et le pauvre fou minuscule qui ose venir quémander un peu de connaissances – même si au final, Liuh sait moins de choses qu'il ne le laisse paraître. Parce que j'aime jouer des personnages agréables, sociales et au contact facile.

Natif du RP sur forum, je suis friand de lien en tout genre pour ancrer le personnage dans une autre dynamique que le sempiternel « nouveau venu de nulle part », voici donc une petite liste (non-exhaustive) des PNJ présents son passé pouvant être incarnés si l'envie vous vient (avec adaptions si besoin) : maître alchimiste, ex-petites amies (2), ex-petit ami. (cf les extraits pour plus amples informations.)

Extraits de vie

Si vous ne voulez pas vous spoilez son background, passez votre chemin. (En cours de rédaction, d'autres extraits suivront quand j'aurais le temps et/ou l'inspiration.)

Extrait n°1 (Ul'Dah - 26 ans):

[https://www.youtube.com/watch?v=Zi8vJ_lMxQI]
« Entre, fils. »

La voix caverneuse et autoritaire du paternel emplit le salon. Il n'y avait pas une seule note d'affection, même le « fils » était prononcé avec un détachement froid et une précision rigoureuse. Ji ferma les yeux un instant, la main posée, déjà, prémonitoire, sur la poignée finement ciselée de dorures et de fioritures qui à elles seules caractérisaient la demeure entière.
Concentration. Le jeune homme se redressa, inspirant discrètement une longue bouffée d'oxygène destinée à le faire survivre à l'étouffement aristocratique. Il pénétra à une vitesse maîtrisée dans la pièce et s'inclina profondément devant ses parents, assis côte à côte sur le canapé, comme l'apparence du couple parfait qu'ils devaient représenter, liés par l'union du mariage sacré et par la main de l'homme sur le genou de sa femme, chaste et poli.

« Père. Mère. »

Monsieur Liuh prit une seconde pour regarder sa femme semblant décider d'un regard qui devait annoncer l'heureuse nouvelle, aussi heureuse que leurs sourires étaient hypocrites. Il est bien évident que la mère de Ji était rarement – si ce n'est jamais – permise de prendre la parole en présence de son mari devant un tiers (fils inclus) et ce fut donc  le père qui prononça les mots qui suivirent, feignant un enthousiasme retenu.

« Fils – il ménagea son suspens – nous t'avons trouvé une merveilleuse épouse. »

Le fils en question entra sans trop de difficulté dans le jeu de politesse, affichant une mine pleine de surprise et un sourire joyeux, dans la limite du raisonnable et du vraisemblable. Avec une émotion irréelle, il articula :

« Quelle nouvelle.
- En effet. Connais-tu Mademoiselle Svanhildr Alvindottir ?
- Je ne crois pas que vous me l'ayez déjà présentée, Père.
- Tu la rencontreras. »

En bon père, il distribuait les ordres. Ils passèrent l'heure suivante à échanger ordres et mises en place d'un côté et des hochements de tête et autres signes de politesse de l'autre – la mère se laissant glisser hors de la discussion auquel elle n'avait pas le droit de participer et dont elle devait savoir le contenu sans l'écouter. Le jeune Liuh puisait sur sa réserve d'oxygène, se tenant rigidement et toujours droit debout, le visage d'impassible à une bonne humeur sérieuse, les mains jointes dans son dos.
Et enfin, il fut libéré. Il remercia généreusement ses parents, s'inclinant à nouveau avec un respect palpable. À pas mesurés, il sortit, refermant la porte avec une délicatesse forcée et silencieuse.

En apnée, il parcourut le couloir, ne pouvant plus retenir ses pieds d'accélérer. Il fusilla du regard le pauvre majordome qui accourait l'air soucieux vers lui, le congédiant d'un geste furieux. Il ferma la porte de sa chambre vérifiant frénétiquement d'un regard si elle était bien vide, ses doigts tremblants contre le bois peint.
Un sursaut parcourut son corps et des larmes rageuses et silencieuses coulèrent lentement sur ses joues. Il les essuya brusquement, faisant les cents pas autour de son lit. La colère et la frustration bouillonnaient en lui. Aucun moyen d'extérioriser, se faire surprendre dans cet état était la pire chose qu'il pouvait lui arriver à cet instant.

Respirer. Inspiration. Expiration. Saccadées de soubresauts. Il savait que ce jour arriverait. Il n'était pas un imbécile, il le savait depuis longtemps. Mais… Si tôt ? Il n'était pas prêt – et en pensant cela, il savait qu'il n'était pas honnête envers lui-même. Cela faisait des années que ses parents le préparait à ce moment, en parallèle de ses études d'alchimie. Comment être un bon chef de famille, un père ambitieux et un héritier modèle.
Le sourire, opposé à ceux de ses parents par sa franchise, du jeune homme qu'il avait rencontré quelques jours plus tôt s'imposa à son esprit avec l'intention louable de l'apaiser. L'image eût plutôt l'effet inverse, provoquant une réaction de rejet violent. Prenant intérieurement la voix de son père, s'écrasant du poids de son autorité même en son absence, il s'intima de ne pas céder à une telle hérésie et s'attacher à faire son devoir. La conviction n'y était pas. Dans un soupir, il se laissa glisser sur son lit, regardant ses mains, y cherchant désespérément une réponse.

Extrait n°2 (Ul'Dah – 17 ans):

Ji se leva quand la jeune femme entra dans la pièce. Avec un sourire amical et compatissant, il s'approcha d'elle et, suivant à la lettre le protocole, lui prit la main pour l'effleure de ses lèvres, son bras gauche maintenu derrière son dos. Il la détailla avec une curiosité non dissimulée. Elle était élégamment vêtue, sobrement maquillée, tout à fait jolie selon les normes de beauté habituelles.

« Enchanté de vous rencontrer, Mademoiselle Naera. »

Il sentait sa main trembler entre ses doigts. Elle était aussi nerveuse que lui, c'était rassurant, bien qu'elle n'eut pas de raison de l'être. Il lâche la main, ne pouvant garder le contact plus longtemps sans être malpoli et d'une indiscrétion punissable. Avec des gestes lents, se voulant rassurant, il lui présenta une place sur le grand canapé familiale dont le confort restait relatif pour faciliter la tenue droite réglementaire. La jeune femme obéit à l'indication sans broncher, fixant ses mains des yeux, les posant toujours tremblantes sur ses genoux.
Liuh resta debout un instant, ne sachant que faire. Il prit tout son temps pour s'asseoir, à une distance raisonnable de la demoiselle, tourné vers elle. Elle évitait soigneusement son regard, parcourant la pièce, observant les meubles riches en détails et austèrement décorés.
Un silence pesant s'instaura entre eux. Le jeune homme prit sur lui de tenter de lancer la conversation.

« Comment allez-vous ?
- Très bien, merci. Et vous ?, répondit-elle d'une voix claire et charmante, à la prononciation impeccable mais faisant tout de même transparaître qu'elle ne pensait pas un traître mot de ce qu'elle venait de dire.
- Bien, bien. »

Elle ne cherchait même pas à lui simplifier la tâche. Sa réponse était formellement irréprochable, ni laissant aucune accroche pour poursuivre – mis à part la traiter d'hypocrite, ce qui était à la fois proche d'une tautologie vu ses difficultés à dissimuler ses sentiments et d'une impolitesse extrême qui aurait clos leur relation sur une catastrophe d'irrespect – un mauvais point pour Liuh. Ce qui était certainement ses intentions vu son comportement. Il n'avait pas le droit d'échouer, son père ne le permettrait pas. Il inspira.

« Qu'avez-vous fait aujourd'hui ?
- Rien de particulier. »

Ji retint une grimace. Il n'avait que deux choix. Continuer une conversation plate de questions aux réponses concises et inintéressantes. Ou prendre le risque qui pourrait leur simplifier la vie mais également donner l'occasion à cette inconnue de le rejeter sans en subir aucune conséquence. C'était dangereux, mais la conversation l'ennuyait déjà.
Il s'approcha d'elle, posant sa main sur les siennes pour enfin capter son regard. C'est évidemment un visage furieux et outré qu'il vit – contenu par le carcan étroit du comportement aristocratique. Avant qu'elle puisse le repousser, il murmura d'une voix basse et calme, lentement, cherchant ses mots :

« Mademoiselle, je comprends bien que votre envie d'être ici est égale à la mienne. Je vous pris d'envisager le cas où fixer un couple serait plus agréable pour vous que de multiplier les rencontres, de plus en plus régulièrement selon l'impatience de vos parents. Je vous propose – en espérant que vous preniez la mesure de ce qu'il m'en coûte – de nous arranger pour que notre relation se passe bien, suivant vos envies et vos exigences, ainsi que les miennes, qui sont, je vous l'assure, assez faibles pour vous laisser une liberté que vous ne trouverez que difficilement ailleurs. »

Le regard de la jeune femme se transforma, considérant enfin la présence de Ji, réellement, non comme un énième inconnu mais bien comme être vivant pourvu de sentiments. Elle le jaugea en temps que tel et prit la liberté offerte de manière assez inattendue, lui lançant sur un ton de défi.

« Et si j'exige que vous ne me parliez ni ne me touchiez plus jamais ?
- Si nos rencontres restent suffisamment régulières pour satisfaire nos parents, je le ferais volontiers, oui. »

Disant ces mots, il commença à retirer sa main lentement des siennes. Au dernier moment, elle rattrapa sa main entre ses doigts fins, murmurant d'une voix douce :

« Merci, sincèrement. »

Il inclina la tête un poids énorme en moins sur le cœur. Enfin un allié. Une bouffée d'air, un lieu de répit. Enfin. Il lui sourit.

Extrait n°3 (Ul'Dah - 20 ans):

[https://www.youtube.com/watch?v=FUdIwlHloCc]
« Il n'y a aucune raison pour que vous me vouliez du bien. Je suis là, en face de vous. Je suis la seule chose chose dont vous soyez certain de l'existence à cet instant précis et pourtant, je sais que vous avez d'autres priorités que moi. Je m'excuse si cela sonne comme un reproche, ce n'en n'est pas un. Vous êtes humain, comme moi, vous avez vos problèmes, vos projets, votre propre complexité. Vous devez vous préoccupez de vous en premier lieu, et c'est tout naturel. Mais dites-moi alors, pourquoi diable vous ferais-je confiance ?
- Parce que je sais. »

Cette réponse était un paradoxe à elle seule. C'était bien l'inverse d'une marque de confiance. Dans le vocabulaire précis et codifié du jeune homme, une information était une arme. Plus, une information non divulgée était un secret. Il savait. Il avait le pouvoir entre ses doigts, il pouvait l'utiliser comme bon lui semblait. C'était une menace. Aussi douce que l'hypocrisie dans un sourire.

« De quoi as-tu peur ? »

Sa voix était douce. Mielleuse ? Non. Pas une once de sarcasme ou de mépris, pas un brin de méfiance. C'était une question, posée avec une parfaite franchise, dans l'espoir et l'attente d'obtenir une réponse sur le même ton. Mais rien ne vint. Seul le silence succéda à la demande. Si le jeune homme était déçu, il n'en laissa rien paraître devant son interlocuteur qui, lui, ne manquait pas de lui faire part de son désarroi.
L'invité s'assit, sans la permission, nota-t-il. En d'autres occasions, il aurait probablement fait une remarque piquante. Il était malheureusement trop occupé à démêler l'attitude contradictoire de l'étrange intrus face à lui.
Il n'était pas à proprement parler élégant, mais propres il l'était. Ses vêtements étaient simples et sobres, peu riches, peu de fioritures. Ses cheveux étaient plus emmêlés en longues boucles que véritablement coiffés quoiqu'un grand soin ait été apporté à les éloigner d'une couleur naturelle. Ses mains. Ses mains... Elles étaient belles. Elles n'avaient pas la finesse de celles protégées de l'hôte, elles avaient vues des travaux bien plus durs que ce que le jeune homme n'aurait jamais à faire mais elles possédaient une sorte de douceur calme dans le geste, une forme de sensualité.

Ses joues s'enflammèrent quand il s'aperçut du sourire amusé du jeune homme. Il ne bougeait pas, se soumettant volontiers à l'examen minutieux. Ji ferma les yeux, inspirant une longue bouffée. Il l'avait fixé, c'était une impolitesse. Ca ne lui ressemblait. Où étaient ses manières ? Il ne fallait pas se laisser aller, il n'avait pas le droit. Se reprendre. Rester calme. L'éconduire galamment et retourner à ses activités. C'était simple.
Il fit taire la voix qui voulait continuer à le fustiger intérieurement pour rouvrir les yeux, répondant à l'amusement par un sourire mal assuré. Il fut surpris de trouver une main, sa main, tendue vers lui. Il cligna des yeux, cherchant comment il était censé réagir à cette proposition incongrue.
Il finit par élargir son sourire et prit la main dans la sienne. Son cœur s'envola tandis que le visiteur l'attirait vivement vers lui, un rire léger passant leurs lèvres mutuelles.

Extrait A:

[https://www.youtube.com/watch?v=0dYlvdLdK9w]
Ji se réveilla en sursaut. Il haletait de manière totalement ridicule. Son front était couvert d'un film de sueur, chaque partie de son corps tremblait.  Il chercha à récupérer son souffle et ses souvenirs pour comprendre ce qui avait pu le mettre dans un état pareil. Quelle heure était-il ? Ses yeux parcoururent la pièce pour trouver une source de lumière. Ils ne trouvèrent que la vacillante lueur de chandeliers un étage plus bas. Il devait être encore tard, ou tôt. Le milieu de la nuit.

Andrew. Il se tenait devant lui, avec ses yeux doux, son sourire discret qui s'étirait sur ses lèvres fines. Il y avait tout, ces cheveux bleutés, ses lunettes posées sur le bout de son nez. Il pouvait presque le voir les remonter avec deux doigts, un geste qu'il connaissait si bien. Il pouvait presque y croire.
Il restait là, devant lui, sans bouger. Ji ne comprenait pas bien. Il aurait du être en colère, il lui en voulait, non ? Pourquoi était-il si calme, si détendu ?

« Je ne t'en veux pas, Ji. Je te pardonne. »

Ji cligna des yeux plusieurs fois. Un sentiment puissant de soulagement envahi tout son corps en une seconde. S'il avait pu, il aurait presque laissé les larmes de joie couler sur ses joues. Mais il ne pleurait pas. Il répondit à son sourire par le plus beau qu'il put faire et s'approcha de lui.
Il aurait voulu hoqueter entre deux sanglots à quel point il l'aimait et il était heureux, mais seuls quelques balbutiements misérables sortir de sa gorge. Il rit un peu, se contentant de le serrer doucement dans ses bras.

« Tu m'as manqué, mon cœur. »

Ji redressa la tête, plongeant ses yeux dans les siens. Il l'embrassa sans retenue. Il allait devenir un homme meilleur pour lui. Il le devait, il devait être capable de devenir aussi gentil, cultivé et élégant que lui. Il sentit ses mains glisser sur sa peau, sur ses hanches et l'attirer sur le lit. Ils roulèrent ensemble, leurs lèvres toujours l'une contre l'autre. Ses mains glissèrent sur sa peau, caressant chaque centimètre avec une attention particulière.
Un rire simple et heureux résonna dans la gorge de Ji. Il rouvrit les yeux, avec un regard tendre. Regard qui prit bien vite une teinte d'horreur effrayée.

Andrew. Il se tenait devant lui, avec son bandeau noir et son œil exigeant, ses lèvres pincés dans un mince trait sévère. Ji sentit une douleur dans son ventre, comme déchiré en deux. Il baissa les yeux vers son abdomen dont dépassait la garde de l'épée d'Andrew, qu'il tenait fermement plantée. Les flammes lui léchaient les entrailles, tandis qu'il relevait des yeux suppliant vers l'homme, la bouche ouverte par la douleur et la surprise.
Il ne put cette fois retenir des larmes de terreur et d'incompréhension. Lentement, l'épée quitta son ventre, aspirant avec elle toute l'énergie de Ji. Il tomba au sol, la neige mordant ses doigts nus et crispés. S'il avait pu, il aurait presque hurlé de toutes ses forces pour exhaler les sentiments contradictoires qui le prenaient.

Andrew laissa tomber l'épée par terre, devant lui, sous ses yeux, les flammèches faisaient fondre la neige lentement, jusqu'à ce qu'elle disparaisse, laissant sa place au vide blanc. Il partit sans se retourner.

Ji s'était réveillé en sursaut. Même maintenant, aucun cri ne réussit à franchir sa gorge. Il se souvenait de ce regard, celui qu'il lui avait porté ce soir-là. Il ne comprenait pas le sens de ce cauchemar. Il ne voulait pas le comprendre.
Jamais il ne lui pardonnerait.
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